François Barisaux piano & compositions
Carole Hémard voix
Anne Mulpas récit
« Au cœur de Billie est sans conteste l’une des plus audacieuses créations entendues lors des Flâneries Musicales de Reims cru 2007 » Stéphane BALCEROWIAK
Billie Holiday, une personnalité exceptionnelle, sulfureuse, troublante...
Chanteuse de jazz américaine (1915-1959). Découverte par
John Hammond, critique devenu producteur, Eleonora "Billie" Holiday a
fait ses premiers pas vers les sommets au sein des orchestres de Teddy
Wilson, Count Basie puis Artie Shaw. Son succès est allé
grandissant dans les années 40. Sa voix rauque, fatiguée
mais chargée d’émotions a laissé de belles
traces discographiques telles que God Bless The Child, Solitude, The
Man I Love ou Strange Fruit.
"Plus de cinquante ans après sa mort, je veux rendre un nouvel hommage à cette grande chanteuse noire américaine. J'ai demandé pour cette occasion et afin de mieux faire connaître Billie Holiday à l'auteur Anne Mulpas de bien vouloir écrire un texte sur sa vie et à la chanteuse Carole Hémard d'en interpréter la musique. C'est donc un spectacle-concert où s'entremêlent lectures, musiques et bandes sonores.
En tant que pianiste, c’est une nouvelle occasion pour moi de
faire découvrir cet art majeur du 20ème siècle
qu’est le jazz au travers d’une rencontre avec Lady Day,
qui osa chanter une des premières protest songs, Strange Fruit,
contre le racisme."
Photos de Alain Julien, mention obligatoire. Libres de droit dans
un stricte cadre promotionnel.
Les musiciens
Carole Hémard
voix
Anne Mulpas récit
François Barisaux piano & compositions
Presse
www.macao.fr - août 2007
"C’est un moment
suave, pétillant, singulier, qui ne ressemble à rien de
connu, un trio pour un piano et deux voix. Une lit, l’autre
chante, le piano tantôt pleure, tantôt rit. Dans la voix
qui chante, on entend couler des ruisseaux et s’égrener
des cascades de notes qui disent la joie d’aimer et la folie
d’y croire. La voix qui lit murmure la vie peu ordinaire
d’un génie qui n’en demandait pas tant. Failles,
turpitudes et douloureux enfantillages. Ce génie-là
était une femme, une chanteuse de jazz, la plus grande de toutes
peut-être parce que Billie Holiday n’était pas que
cela, justement. Et justement, ce spectacle-là, si peu
ordinaire, n’est pas vraiment un spectacle de jazz, mais une
variation intime, drôle parfois, tendre souvent, sur une
destinée hors norme. Avec ce qu’il faut d’humour pour n’en point pleurer et d’émotion pour n’en pas
rire. Anne Mulpas qui raconte, Carole Hémard qui chante et
François Barisaux qui joue, auraient pu s’en tenir
à la lettre. Ils ont cherché l’âme et
l’ont souvent trouvée. C’est peut-être cela,
musicalement s’entend, une bonne interprétation."
Gilles Grandpierre
Histoire(s) de Billie Holiday
"Retour en disque sur le projet Au cœur de Billie du trio Hémard-Mulpas-Barisaux, en hommage à l’émouvante vocaliste disparue il y a presque cinquante ans. Sans conteste l’une des plus audacieuses créations entendues lors des Flâneries Musicales de Reims cru 2007
Fille de guitare et de putain, Bille Holiday est un conte triste. Et son inimitable lamento - ce timbre de voix qui branle comme l’âme dolente et rougie d’un feuillage d’automne - semble réciter ce conte encore et encore. Un thème, une mesure, un soupir seul vous empêchent à jamais de l’oublier. De quels bas-fonds, de quels amours suintant le sang des coupe-gorge ce chant hisse-t-il sa puissante mélancolie ? Toute sa vie durant, par la voix des vieux standards, Billie raconta ses histoires à elle : ses gangsters, ses mâles en fuite, ses belles de nuit et son tendre Lester Young. D’un couplet à l’autre, la diva égrena sans les dire ses souvenirs de foyers et de couvents où pleuvaient les poings. Comme pour rattraper la joie perdue, elle vécut en chantant et en faisant l’amour le plus clair de son temps. Et devint une vivante anthologie du jazz et des drogues de synthèse. Son existence flotta au raz de l’onde, roulant bord sur bord jusqu’à cette vieille Europe dont Billie avait si souvent rêvée et qu’elle finit un jour par s’offrir. Elle revint ensuite à Harlem pour un dernier tour, le foie et les reins criblés de dettes… De cette bohème là, le pianiste François Barisaux a hissé des saphirs, parmi lesquels un Strange Fruit où la vocaliste Carole "One Tet" Hémard nasillarde goulûment ; un Billie’s Blues que ses monodies bousculent sur l’ivoire d’un divan boogie ; et puis des Lover Man en pagaille… À ce récit, tantôt comptine à soufflerie, tantôt opéra de quat’sous scat et polyglotte, l’écrivain champardennais Anne Mulpas offre sa délicieuse petite musique. Et le conte, sous la baguette de ses trois fées, trouve enfin la joie."
Stéphane Balcerowiak
Le disque
Au cœur de Billie
Septembre 2008
production [djaz]51 label Vents d'Est