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Bulu-Fulassi : les parlophones
Le premier album du trio vient de paraître le 1er février 2010 (distribué par Anticraft).
en écoute www.myspace.com/bulufulassi

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C’est une histoire racontée à trois voix : les claviers de Francis Le Bras, le saxophone de Daniel Erdmann et la voix de André Ze Jam Afane.
Chez les Parlophones, on parle peu mais on parle bien. La maitrise consommée de cet art du silence cher au duo de Francis Le Bras et Daniel Erdmann dessine un espace, et puis la voix nous plonge dans le mystère du poème qui nous envahit de son pouvoir cathartique. L’improvisation sonne ici comme un chant polyphonique où le verbe apaisé déploie ses images pour toucher au plus profond des êtres. Ce rituel nous invite aux cultes des Dieux du jazz dont on n’a pas cessé de nous raconter la petite histoire.
Ici, chaque musicien ponctue en silence, la respiration de l’autre. Et les Parlophones savent respirer ensemble, suspendre ce silence qui nous offre de grands moments d’écoute. La qualité de cet espace aménagé et de l’air qu’on y respire font que la beauté est au rendez vous, parce qu’on vient mêler sa singularité à celle des autres. Et l’on se projette alors dans une société idéale où la démocratie réelle dans sa transparence et sa musicalité offre à chaque individualité l’occasion de donner le meilleur de lui-même; intensité du saxophone, ténacité des claviers, persévérance du poème...
Pour finir, ce trio de hauts parleurs montre une belle main d’écriture articulant soigneusement ses pleins et ses déliés, conjuguant densité et fragilité avec le même bonheur, celui de ce qui s’étant retrouvés prennent un réel plaisir à jouer ensemble.
André Ze Jam Afane
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Les musiciens
Le disque
Revue de presse
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Les
musiciens
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André Ze Jam Afane
contes
bio
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Daniel Erdmann
saxophone ténor
bio
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Francis
Le Bras
piano, electro & composition
bio
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Disque
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Bulu-Fulassi
Les parlophones
1er février 2010
production [djaz]51
label Vents
distribution Anticraft
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Presse
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Le Journal des Allumés du Jazz, 2ème trimestre 2010
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"(...) Le site Citizen Jazz a fait grand cas du disque de Bulu-Fulassi, Les parlophones. On dira que c'est la moindre des choses ou de l'extra exquis. Le disque est une merveille. Les mots d'André Ze Jam Afane ont le dessin libre et sont empreints de quelque chose de si bien décrit par James Baldwin : "L'amour ne commence ni ne finit comme nous le croyons. L'amour est une bataille, l'amour est une guerre, l'amour grandit." Nous sommes en présence d'un complément de destination mis en route par Daniel Erdmann au saxophone et Francis Le Bras au piano. On écoutera ce disque longtemps jusqu'à le connaître par cœur. C'est utile."
Vincent Ménière
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Culture Jazz, 12 avril 2010
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"Le collectif "Vents d’Est" est basé en région Champagne-Ardenne. Il réunit des musiciens qui ont la volonté de développer des projets artistiques créatifs "à géométrie variable". Le pianiste Francis Le Bras, le conteur-vocaliste André Ze Jam Afane font partie des membres fondateurs, autant dire qu’ils ont une certaine expérience du travail en commun. Le saxophoniste allemand Daniel Erdmann a rejoint le collectif depuis un bon moment et y développe des projets remarqués (Erdmann 3000, Das Kapital...) dont un duo avec Francis Le Bras.
Le trio Bulu-Fulassi dont le disque Les Parlophones vient de paraître repose donc sur une expérience approfondie et très aboutie menée dans le cadre du collectif. Les textes d’André Ze Jam Afane, parlés-chantés, déclamés, dits avec toute l’inventivité d’un improvisateur dessinent le territoire des échanges à trois voix entrelacées. De ses origines camerounaises, le poète-griot a conservé le goût des contes où l’imaginaire sert à traduire la réalité souvent brutale. Il est question de dictature, de pouvoir et de la folie des hommes mais avec une légèreté, une finesse et une fantaisie qui renforcent ces propos. Les mélodies s’enlacent, les rythmes naissent des textes parfois scandés (Alternance), d’onomatopées, de phrases en boucles, (dés)articulées/recomposées... Une démarche artistique simplement savante.
Avec Les Parlophones, on découvre un territoire d’échanges fertiles et riches, une alliance entre les textes du conteur-poète et les propos d’instrumentistes très inventifs : les pianos de Francis Le Bras qui s’assemblent, se répondent et le saxophone ténor lyrique de Daniel Erdmann. Subtil et stimulant !"
Thierry Giard
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Citizen Jazz, 29 mars 2010
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"Une musicalité qui est travaillée à trois. Malgré la primauté du texte, les musiciens sont loin de n’être que des illustrateurs ; le conteur ne cesse de jouer avec eux, avec ou contre la musique, de la mimer, de la provoquer, de la reprendre à son compte/conte. (...) La voix, tripartite, passe de l’homme à l’instrument en un unique mouvement pour finir dans l’urgence d’un cri muet qui dit ce qui ne peut être dit, seulement ressenti (...)."
Raphaëlle Tchamitchian
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So Jazz, mars 2010
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"Les Parlophones, c'est deux musiciens et un slammeur. Mais rien à voir avec le son gentiment jazzy de Grand Corps Malade, ni les niaiseries d'Abd Al Malik. On peut compter sur l'exigence de la paire que constituent le claviériste Francis Le Bras et le saxophoniste Daniel Erdmann. On peut aussi faire confiance au poète André Ze Jam Afane, dont la voix a vagabondé aux côtés de sérieux improvisateurs. Ici, chaque mot pèse, chaque phrase semble avoir été improvisée dans l'instant, chaque ponctuation invite à la suspension. Cela s'écoute, cela s'entend."
Jacques Denis
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Criss-Cross Jazz, 15 mars 2010
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"Bulu-Fulassi, ou quand les mots-sons frisent l’émotion. On pourrait jacqueter des lignes et des lignes sur les richesses de cette boule à facettes peu commune qu’ont bâtie André Ze Jam Afane, Daniel Erdmann et Francis Le Bras. Pour être francs, avant même d’écouter « Les Parlophones » (Vents d’Est), l’a priori était on ne peut plus positif tant on avait été impressionnés par les deux tomes des « Contes de Rose Manivelle » de Vincent Courtois où Ze Jam Afane avait laissé éclater son talent comme un ballon de baudruche qui ne tue pas mais rend plus fort. Seule la redite pouvait être à craindre. Mais que nenni, en trio, les mots de Ze Jam Afane ressortent avec encore plus d’éclat. Il serait trompeur de le ranger dans la case « slammeur ». Ze Jam est bien plus polymorphe que ça, c’est un conteur à la musicalité inouïe. Et sa complicité avec le saxophone d’Erdmann et le piano de Le Bras fait des ravages – l’exploit est de taille tant musique et textes s’équilibrent au millimètre près. Hip-hop minimaliste et diablement mélodieux? Improvisation à trois voix? Chansons françaises engageantes hors des sentiers bateaux? Jazz enchantant? Impossible à catégoriser, ces « Parlophones » et c’est bien là leur seul défaut. Non, pas un défaut pour Criss Cross, mais pour les magasins et têtes de gondole. Ce n’est ni du rap, ni de la chanson, ni du jazz, ni rien du tout. Non, c’est juste une grande voix captivante, émouvante, d’une rage constructive, et souvent, d’un humour ravageur (cf. le hérisson célibataire qui s’appelait Schopenhauer « qui était chaud, toujours open, toujours aware »). Ce n’est pas le genre de disque à écouter pour combler le silence de la solitude quand on fait la cuisine (enfin quand on ouvre le micro-ondes pour y mettre un surgelé), l’oreille étant irrémédiablement attirée par les contes d’Afane. Et comme les bons contes font les bons amis, chapeau bas aux amis de Bulu-Fulassi.."
Criss-Cross Jazz
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Citizen Jazz, 5 février 2010
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"Dans Bulu-Fulassi, il y a avant tout la voix de Ze Jam Afane, poète d’origine camerounaise, une voix diaphane et veloutée qui contraste parfois avec la virulence des mots. Dans cette dichotomie entre slam et conte, dans ce débit presque tari, à la rythmique mystérieuse mais toujours efficace, se retrouve l’univers de Ze Jam, entre abstraction et réalisme politique (...), comme un éternel va et vient entre rêve et réalité.
(...) Le piano, contemplatif, égrène de rares notes sur un souffle étouffé de ténor. Erdmann investit le silence dans un registre très sensible, presque fragile, pour mettre en lumière les magnifiques textes du poète dans une atmosphère lumineuse et sereine. C’est avec une sincérité perceptible que ces deux complices à la fidélité ancienne, pleine de mystère et de subtilité, offrent une caisse de résonance amplifiée à la parole d’Afane, toujours d’une précision étudiée.
(...) Avec ce disque-ci, il invente - tant dans les textes que les phrases musicales, parcimonieuses et abstraites - des évocations de l’Afrique et de sa colonisation mais aussi un humanisme en parabole, à fleur de ténor. « Respire » qui clôt l’album par un admirable solo de saxophone au bord du silence, entre souffle et cliquetis, en est l’exemple même. Ce climat distancié imprègne tout l’album et la profondeur ne tient pas seulement aux mots, mais aussi à la cohérence et à la solidité de ce beau trio."
Franpi Barriaux
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Macao, 8 février 2010
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"(…) Treize plages enthousiasmantes. (…), chaque membre du trio trouve une juste place. (…) L'attraction naturelle de la voix disparaît doucement, et les textes rejoignent le piano (ou le fender rhodes) et le saxophone dans un chant commun. Il y a dans cette musique une dimension de work song : les voix s'unissent pour scander leurs messages. Est-il possible de proférer en douceur ?
Tout, dans la musique et dans les mots, est fait pour séduire dès la première écoute, mais aussi pour favoriser la curiosité et en encourager une seconde. Les textes vous éclatent alors à la figure, les accords vous invitent à d'autres perspectives, le grain du ténor vous emplit d'images...
De l'intelligence dans le façonnage d'un discours."
Jean Delestrade
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