Label & Collectif Artistique

Das Kapital

On dit que le rock est mort. On dit que le jazz l'est aussi. On a enterré le socialisme. La liberté a été sécurisée. 68 est en retraite. On nous ordonne de divertir. On nous impose d'avoir peur et de se méfier d'autrui.

Enfin, ce n'est pas vraiment notre genre.

Das Kapital


Hanns Eisler fût un compositeur et une personnalité musicale d’exception. Élève de Arnold Schönberg dont il conserva toute sa vie l’amitié, compositeur de bandes originales à Hollywood où il vivait comme immigré politique pendant la seconde guerre mondiale. Expulsé par le McCarthysme en 1949, il s’installa à Berlin où il est devenu une icône de l’art communiste, travaillant notamment avec Berthold Brecht qu’il connaissait depuis les années vingt et avec tous les grands auteurs de RDA, dont il a composé l’hymne national. Il a écrit un grand nombre de chansons qui font depuis lors partie du patrimoine allemand.

Esthétiquement la musique de Eisler est à la fois très brutale et très raffinée. On perçoit bien le côté primitif des cabarets berlinois des années 20, la simplicité propagandiste d’un compositeur de chansons politiques en même temps qu’un raffinement harmonique et mélodique des plus surprenant.

L’intérêt du trio Das Kapital pour Hanns Eisler provient surtout de son intérêt égal pour les musiques savantes et populaires. Son projet artistique était d’écrire une musique d’avant-garde, sophistiquée, qui resterait accessible à tous. Les chansons de Eisler font partie du bagage musical élémentaire de Daniel Erdmann qui a par ailleurs étudié au conservatoire berlinois qui porte son nom.

Les musiciens (biographies)

Les disques

Revue de presse

Matériel promotionnel

Écouter en ligne : www.myspace.com/daskap


Les musiciens

Daniel Erdmann
saxophones ténor

bio


Hasse Poulsen
guitare
bio


Edward Perraud
batterie
bio


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Disques

Das Kapital
"Ballads & barricades, Das Kapital plays Hanns Eisler"

avril 2009
label Quark Records
distribution Improjazz & Allumés du Jazz

achetez en ligne : www.quarkrecords.com


Das Kapital
"All gods have children"

2007
label Quark Records

achetez en ligne : www.quarkrecords.com

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Ce que l'on en dit :

Ouest France, 5 juillet 2009

 

"Edward Perraud ? Un batteur français enragé et passionnant qu'on retrouve aux quatre coins du monde dans des projets incroyablement variés. Hasse Poulsen ? Un guitariste danois inoubliable dès qu'on l'a vu en concert triturer son instrument avec un archet ou un rayon de vélo. Avec le saxophoniste Daniel Erdmann, ils forment le trio Das Kapital et rendent hommage ici à Hanns Eisler. Entre chansons de cabaret et hymnes révolutionnaires, les trois héros de l'improvisation libre s'envolent dans une musique décapante, d'une intensité éblouissante."

Anne Kiesel


Jazzman, juillet-août 2009 : Beau papier à propos de Das Kapital (ICI)


Jazzman, juin 2009 - "Das Kapital fait bloc."

 

"Jusqu'ici familier des improvisations au long cours, sans autre argument préalable, le trio européen surprend là où on ne l'attendait pas. Un sentiment d'urgence collective hante ces quinze pièces réunies sous l'étendard Ballads & Barricads. Das Kapital joue Hanns Eisler. Compositeur allemand élève de Schönberg, Hanns Eisler fuit le régime nazi en 1933, s'exile aux États-Unis. Victime du Mccartisme, il est contraint de retourner à Berlin Est. Il écrivit un opéra, des musiques de films (signés Fritz Lang, Alain Resnais...) mais aussi l'hymne de la RDA. Un hommage, tout autant qu'une révélation. Fulgurance. De ces compositions qui résonnent souvent comme des hymnes ou chants de lutte - dont Einheitsfrontlied, cosigné par Bertolt Brecht, au répertoire du premier Liberation Music Orchestra - le trio a choisi de ne pas déjouer le lyrisme (ni la nostalgie). Mélodie mise à nue et ciselée par la rythmique, ou attaque de front d'un thème scruté, recomposé par un jeu d'enchâssement... Das Kapital n'a rien perdu de ses intuitions premières, bien au contraire. Mais les arrangements offrent un cadre singulièrement éruptif. Pour un ténor charnel, patte de velours à la détente cinglante, une guitare sculptant la matière sonore, une batterie au drive inquisiteur. Das Kapital emporte la rumeur et la mémoire du monde, bouleverse les lendemains qui chantent, dessine des résonances intimes d'une énergie salutaire à l'invitation au silence."

Thierry Lepin


Jazz Magazine, juin 2009

 

"Confronté au cinéma sur DVD ou avec l'univers de Hanns Eisler sur CD, le trio Das Kapital enchante. Das Kapital est une "plateforme de projets" selon l'expression d'Edward Perraud? Ce dernier explique avec Précision le sens global d'une démarche qui fait ses preuves à chaque sortie, qu'il s'agisse d'un concert du trio ou que ce dernier soit couplé avec des projections de films (Wonderland ou le programme Lennin on tour présenté récemment à Berlin et à Strasbourg fin 2008, plus récemment à Grenoble). Quelles que soient les conditions, la musique (improvisée ou encadrée par un répertoire, comme dans le CD consacrée au compositeur Hanns Eisler) surgit comme par enchantement, et ce dès le premier coup de cymbale d'Edward Perraud, dès le premier toucher de guitare de Hasse Poulsen, ou dès le premier souffle de Daniel Erdmann. Un bonheur - comme la mer de Paul Valéry - toujours recommencé. Dont on se doute qu'il provient d'un travail en commun poursuivi depuis longtemps dont on aimerait connaître le secret... Il est rare de voir (et d'entendre) une telle alliance réussie entre le populaire et le savant, la composition instantanée et l'appel au texte écrit; et il est encore plus rare de pouvoir jouir d'une mise en regard de musiques et d'images d'une telle aisance que jamais l'un des deux éléments ne l'emporte sur l'autre. Au bout du compte, ce qui explique cette réussite c'est d'abord une forme suprême d'intelligence en acte, jointe à une sensibilité aux affects de l'époque qui n'affirme rien d'étroitement politique, mais fait écho aux questions qui se posent à nous dans ce chant. Si Das Kapital joue dans votre région, précipitez-vous au concert. Et en attendant, profitez de ce DVD et/ou de ce CD consacré à Hanns Eisler, vous ne le regretterez pas."

Philippe Méziat


Macao.fr, juin 2009 - L'excellent papier de Jean Delestrade pour Macao est en lien ici.


ARTE INFOS, 8 Novembre 2008

 

"Si vous n’étiez pas hier soir au Maillon à Strasbourg, tant pis pour vous : vous avez raté une formidable rencontre… entre Lénine et das Kapital… Non, je vous rassure : le lien entre le révolutionnaire de 1917 et la Bible marxiste ne m’avait pas échappé… je n’ai pas attendu hier pour découvrir l’histoire du communisme… hier soir, donc, ceux sont deux univers qui ont coexisté au festival Jazzdor (Lien) : film et musique…
Das Kapital est un groupe de jazz doté des trois fortes individualités : Daniel Erdmann au saxophone, Edward Perraud à la batterie et Hasse Poulsen aux guitares…
Eclairage faible, faucille et marteau de couleur jaune s’invitant sur la scène… nous sommes tout de suite dans l’ambiance…
Les premières notes sont envoûtantes… elles accompagnent un film diffusé sur grand écran Lenin on tour… un projet atypique comme les Allemands savent si bien les réaliser… il y a quatre ans, un célèbre plasticien venu d’outre-Rhin, Rudolph Herz embarque, sur un semi-remorque, trois statues démontées à Dresde, dont celle de Vladimir Ilitch Oulianov… le convoi part sur les routes d’Europe pour aller montrer le vieux continent au célèbre barbu…
D’après les organisateurs, et pour des raisons de droits qui demeurent floues, le film ne sera plus projeté… hier soir c’était donc la dernière occasion de savourer ce long-métrage très esthétisant qui, à mon sens, aurait encore gagné à montrer davantage de contacts entre les humains et les trois blocs de granit…
J’ai été époustouflé par le batteur qui ferait presque penser à un automate fou… apparaissant au départ assez corseté Edward Perraud se libère progressivement tout en gardant une gestuelle très mécanique … un vrai spectacle en soi…
A noter que le prochain opus de Das Kapital rendra hommage à un certain Hans Eisler, compositeur très engagé jusqu’à sa mort en 1962 à Berlin-Est..."

Irigoyen William


Jazz magazine, octobre 2008

 

"Personne ne pouvait prévoir que le jour même de la fête de la réunification, à Berlin, une manifestation „ostalgique“ prendrait son départ à deux pas du „Babylon“, sous surveillance policière intense. Dans le même temps, Hasse Poulsen, Edward Perraud et Daniel Erdmann entamaient leur concert „Lenin On Tour, A Road Show“, performance à l’issue de laquelle tout le monde s’accordait à dire qu’on tenait là l’événement majeur du festival. A partir d’images tournées en 2004 par Rudolf Herz, concepteur d’un projet visant à faire se promener sur un camion d’énormes bustes de Lenine et autres camarades de lutte à travers toute l’Europe, de Berlin à Berlin en passant par les Alpes, Rome et Prague, Nicolas Humbert et Martin Otter ont réalisé
un montage d’une heure environ, sur lequel les musiciens de „Das Kapital“ sont invités à improviser. Emouvant au plus haut point, profondément engagé dans le meilleur sens du terme, lyrique, puissant, juste, ce spectacle devrait (pour des raisons de droit) n’être présenté à nouveau qu’une seule fois, le 7 novembre à Strasbourg dans le cadre de „Jazzdor“. Ne ratez pas cette occasion si vous pouvez vous y rendre.
C’est exactement ce qu’on peut souhaiter entendre aujourd’hui, musicalement par la manière dont le jazz s’y prolonge, avec entre autres un Daniel Erdmann qui a retenu les enseignements du parcours et du travail d’un Ellery Eskelin par exemple, et qui fait entendre dès la première mesure un chant profond et souterrain de toute beauté. Mais aussi plastiquement, tant la matière iconique est fortement traitée, et superbement agencée à la musique. Tout celà relève un peu du miracle, d’une série de rencontres heureuses, et en même temps, à l’évidence, d’un travail prolongé. Das Kapital est un vrai groupe. Une rareté."

Philippe Méziat


Jazz Magazine, décembre 2008

 

"Jazzdor inaugurait sa 23ème édition avec un de ses traditionnels week-ends franco-allemands, marqué cette année par les rapports entre jazz et cinéma. Pour commencer le magnifique « Lenin on tour, a road show » que le trio Das Kapital présentait pour la première fois en France. Das Kapital, on connaît, mais les voir accompagner en direct le voyage à travers l’Europe de trois gigantesques bustes en pierre (dont un de Lénine, évidemment) harnachés sur le plateau d’un camion relève de la magie. La musique de cette B.O. pour un improbable road movie fonctionne tantôt en contrepoint tantôt en contre-pied des images. Bribes de chansons minimalistes, dérives free, traces de rock, jazz… Daniel Erdmann, Hasse Poulsen et Edward Perraud ont composé un passionnant périple musical qu’ils concluent avec humour par une version tendre et déjantée de l’Internationale. Remarquable."

Thierry Quénum


Jazz Magazine, février 2007

 

"Un guitariste danois (Hasse Poulsen), un saxophoniste allemand (Daniel Erdmann) et un batteur français (Edward Perraud) inventent une musique d’avant-garde (d’essence prolétarienne) qui progresse avec détermination dans le sens de l’Histoire, foncièrement internationaliste («Improvisateurs de tous les pays, unissez-vous !»), totalement apatride et résolument universelle. D’une manière profondément matérialiste (pouvant conduire à une sorte d’autocritique créative) mais loin des ghettos militants, ils créent un véritable manifeste où le groove et le swing sont bien présents, dans ce CD qui développe une fine dialectique entre les approches acoustiques et électriques à la fois très contrôlées et volontiers éclatées, d’où ne sont pas absentes certaines dérives noisy qui, espérons-le ne les conduira pas manu militari dans un quelconque goulag en Sibérie."

Gérard Rouy

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Matériel de promotion

Dossier de presse (qualité imprimable)
Écouter : www.das-kapital.com - www.myspace.com/daskap

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